OLIVIER GSCHWEND

Olivier Gschwend avait le rêve d’exhumer les ossements de tyrannosaure. Dans la vie réelle, il dissèque les mécanismes neuronaux sous-jacents à la perception. Le reste du temps, il joue avec la lumière et apprend la pratique photographique en autodidacte.

Olivier Gschwend a surtout fait de la “street photography” et s’est rapidement penché sur le sujet de l’Homme qui le fascine par sa diversité sociologique et culturelle, mais surtout pour son esthétique souvent inattendue. Néanmoins, il réalise tardivement que l’image ne fournissait pas uniquement un outil de témoignage puissant, mais également un support d’expression.
«Ainsi une photographie me touche si elle se suffit pour évoquer une histoire ou une réflexion. Le contexte est donc pour moi aussi important que le sujet car il représente les fondements du récit. Alors si je devais décrire mon approche, elle serait peut-être celle de raconter.»
Pour la série « Was bleibt übrig vom Glücksbärchi?», le déguisement de bisounours symbolise l’innocence et le rêve qui avaient encore leurs places dans l’enfance. Avec l’âge, cette réalité onirique est remplacée par une autre. Celle qui reste est en grande partie façonnée par un modèle sociétal (le nôtre en l’occurence), par les mœurs qui la caractérisent et ce vers quoi elle peut éventuellement mener.

lien: oliviergschwend-photography.tumblr.com

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